Itinérance

Juillet 2015

Du printemps à l’été, de l’Irlande à la France, ces derniers mois ont été riches en rencontres et apprentissages.

En Irlande

Des repérages et un entraînement intensif destiné aux enseignants de méditation de pleine conscience.

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Mai
Pendant ce séjour en Irlande, j’ai découvert une grande variété de qualificatif pour désigner la pluie. Parmi eux la « pluie sèche »!
Ici, les 4 saisons défilent en une journée et les arcs-en-ciel sont pour les irlandais d’une grande banalité. J’ai passé un peu de temps à visiter et repérer dans l’idée, peut-être, de m’implanter ici.

Lors de la formation, nous étions 85 personnes issues de 21 nationalités différentes réunies pour développer nos compétences pédagogiques autour de l’enseignement de la méditation de pleine conscience et du protocole MBSR (Mindfulness Based Stress Reduction).

En France

Aux Amanins : « Monter son écoprojet »

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Juin
On quitte la pluie pour le vin : nous sommes en France, dans le centre agroécologique des Amanins (Drôme).

(J’ouvre une petite parenthèse pour ceux qui ne connaissent pas les Amanins. Ce lieu est né de la rencontre entre Pierre Rabhi, un paysan philosophe et Michel Valentin, un entrepreneur autodidacte. Ils ont fait le parti de réconcilier l’économie avec l’écologie en créant un lieu pilote majoritairement autonome sur le plan de l’alimentation, de l’énergie, et l’habitat. Aujourd’hui ils viennent de fêter leurs 10 ans. Une vingtaine de salariés travaillent sur le site autour du maraîchage, de la ferme, de l’accueil de groupe pour des stages ou séjours libres… Il y a aussi une dimension de pédagogie et transmission avec la création avec Isabelle Peloux d’une école alternative fabuleuse : l’école du Colibri.)

La formation monter son écoprojet m’a permis d’explorer toutes les dimensions de la création d’un écolieu, avec des retours d’expériences sur des projets référents, des ateliers d’intelligence collective et des apports spécifiques sur différents thèmes : juridique, financier, gouvernance participative, management, etc.

Intervenants ou participants, j’ai rencontré de belles personnes, chacune très engagée dans ses valeurs et en recherche de nouvelles façon de travailler, coopérer, vivre ensemble dans le respect la Terre.
Ce qui m’a particulièrement intéressée lors de ce séjour est le témoignage authentique sur le développement chaotique des Amanins. En tant que pionniers, ils ont un peu essuyé les plâtres. Ce qui ressort n’est absolument pas un livre de recettes avec la « bonne façon de faire », mais plutôt une cartographie des enjeux, réflexions, obstacles et ressources.

À l’ashram d’Amma : de séjours libres à GetGrowing et la permaculture

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entre mai et août
Créée par GreenFriends-Irlande à la demande d’Amma, GetGrowing est une formation pour apprendre à cultiver son jardin potager biologique en partant de zéro, avec des méthodes pour semer, faire pousser, prendre soin, nourrir, protéger des plantes en harmonie avec la nature. (Pour les curieux qui veulent en savoir plus sur la permaculture, suivre le lien ici et pour ceux qui ont besoin de repères, le centre Amma est juste à côté de Chartes.)

À ce stade, vous pouvez peut-être vous demander pourquoi ai-je suivi des formations sur la terre?

Tout d’abord ce qui m’importe est que le principe d’un écolieu ne soit pas simplement théorique ou parce-que-cela-fait-bien à notre époque, mais vécu et compris de l’intérieur. J’habite dans une ville depuis que je suis née et je suis beaucoup plus à l’aise dans un monde virtuel coupé de la terre.  Si je n’ai aucune envie de devenir agricultrice, en revanche ouvrir ces champs de connaissance me permettront de rencontrer et travailler avec d’autres personnes qui auront ces qualités-là.

Et puis, il s’agit de mettre en place une écologie intérieure et extérieure. L’écologie est un changement de paradigmes profond qui ne touche pas seulement un aspect de sa vie mais que l’on retrouve dans tout, si on passe par le prisme de la métaphore. C’est un état d’esprit. Il est tout aussi autant important de faire, par exemple avoir des écogestes, recycler, utiliser des technologies vertes, suivre des chartes éthiques, etc. que d’être dans le cœur et de s’éveiller à d’autres modes de connaissance sensorielle, spirituelle, symbolique, etc. Chaque dimension est indispensable en soi mais non suffisante.
Ce projet de création d’un lieu ressource a tout autant une dimension spirituelle que matérielle. Il est souffle et ancrage.

Dans un livre qui m’a beaucoup touchée : La terre comme soi-même, Michel Maxime Egger parle d’écospiritualité et d’unir le travail sur soi à des pratiques solidaires et citoyennes. Il évoque aussi l’importance de créer des lieux d’inspiration et d’apprentissage d’une écologie intérieure et extérieure.

Au Lérab Ling : « Méditation et pleine conscience, pour plus de sagesse dans notre société »

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Juin
Cette année la conférence internationale au Lérab Ling (1h de Montpellier) rassemblait des enseignants de méditation et des acteurs de notre société autour de la question « à quoi ressemblerait notre société si nous avions un peu plus de conscience de soi, des autres, à la maison, au travail, en toute situation? ».

Outre la grande qualité des événements dont l’objectif est de tisser des liens entre la tradition et notre modernité, j’aime beaucoup aller dans ce centre d’étude et de pratique du bouddhisme tibétain. J’y ressens une très grande paix. Ce lieu m’interpelle, me nourrit, m’émeut et ouvre d’autres plans de conscience.

La Grande Terre

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Juillet
La Grande Terre est un centre d’expérimentation pilote créé par Dominique Lussan dont le concept est « on arrive tout est sauvage, on repart tout est sauvage, entre temps, 200 à 300 personnes sont venues se ressourcer, explorer leurs dimensions humaines et profondes, entrer en synergie avec la nature, s’ouvrir à l’autre, à l’écosystème au sens large du terme ».

Une étape importante au cours du chemin pour continuer à apprendre à relier la mission d’être à l’action au quotidien.

En guise de conclusion

À la pause autour d’une tasse de thé dans certains centres on parle de toilette sèche, dans d’autres de détox du foie, d’autres encore de seva (service désintéressé) ou de la lignée du maître x… le point commun de toutes ces approches est la recherche du lien à soi-même par le corps, les émotions, la spiritualité, le lien à l’autre, à la terre, à l’air que l’on respire, à ce qui nous nourrit. Chacun d’entre nous explore à sa façon comment être au monde avec sens et cohérence.

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