Passer du je au nous

Le chemin du rêve à la réalité

Dans les premiers pas, la dynamique et interne et concentrée autour du je.

A l’origine, l’idée émerge en soi comme une voie chuchotée pendant la nuit. Tant qu’elle est fragile, elle se conjugue au singulier. De rencontres en rencontres, d’expériences en expériences, elle se renforce et s’enrichit avant de s’ouvrir à d’autres. Progressivement, un pont se dessine pour passer du je au nous.

Franchir un seuil

Le je tout seul peut imaginer de grandes et belles choses, rêver de châteaux en Espagne. Mais pour passer de l’intention à l’action, il faut franchir un seuil. Dans un projet comme celui de créer un écolieu, une oasis ressource, c’est l’entrée du nous qui constitue le seuil.

Ce pluriel s’accompagne d’un contexte : le paysage l’ancrage et les ressources dans l’écosystème local, …, tout cela va avoir une influence sur le projet. D’une certaine façon, il doit mourir pour renaître. Une sorte de transformation alchimique. Pour le moment, j’ai toujours parlé de pré-projet, comme des intentions posées. Le projet réellement ne sera que lorsque 3 pieds seront installés : le terrain, l’ancrage dans un territoire, le groupe noyau fondateur.

Alors, tout ce qui n’étaient qu’intentions et possibilités pourront prendre corps.

Entrer dans l’action

Le nous met en mouvement. C’est aussi là que les complications naissent. Du je au je, il est difficile d’être en désaccord. Le nous est exigeant, confrontant, puissant.

L’Université Du Nous parle avec humour du « PFH » (=Putain de Facteur Humain). D’autres citent volontiers un proverbe qui, selon les sources est tantôt africain, tantôt amérindien : « Seul on va plus vite, ensemble on va plus loin ».

Il faut pouvoir dire je et nous en même temps. Notre société souffre d’un excès d’individualisme qui peine à dire nous ou qui, à l’inverse, place le je dans le dictat d’un nous collectif et confus.

En fait, nous mélangeons l’individualisme et l’individualité. Nous opposons l’un et le multiple. Allier le singulier et le pluriel est le chemin. Je ne me développe plus tout seul, mais avec, dans la conscience des relations et de l’interdépendance.

En guise de conclusion

En ce moment, le nous se développe et se construit dans le projet. Vous en saurez plus à la prochaine newsletter !

 

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